Jean-Joseph Goux - La Cybermonnaie ou les doigts de la main invisible.
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Mais s'exprime aussi vers cette époque de l'inconvertibilité déclarée, le souci des connexions multiples et ouvertes entre sens et réalité qui anime l'art conceptuel et autres performances du début des années soixante-dix, et qui brisent le cadre du tableau. Ce n'est plus, cette fois, une surface étroite et définie de perception, mais un champs indéfini d'opérations qui importe. Comme si l'on passait de l'image visible du billet de banque, icône de la valeur, avec son support de papier, au jeu bancaire et financier, et à ses interrelations, ses transactions, qui opèrent activement sur les valeurs dans le temps mobile, sans jamais s'arrêter sur du thésaurisable. Dans ce passage se constitue un nouveau sujet. Il n'est pas fixé en un point de vision contemplative, serait-il déconstruit par le non-figuratif, mais il se fait agent, opérateur interactif dans un champs de transactions. Le passage entre la notion représentationnelle de la monnaie (qu'elle soit métallique ou de papier) et la notion opérative de la monnaie, comme signe pratique et transitoire sans réfèrent ultime et non-thésaurisable, se retrouve dans cette sensibilité artistique. À une conception commerçante du signe, qui en fait toujours l'enjeu d'un échange, d'un remplacement, d'une substitution dont un objet réel de valeur (marchandise ou espèces) est l'horizon ultime, succède une conception bancaire et financière du signe qui est un ordre d'opération dans un champs immatériel, un champs global où, -->
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